Au début, il y avait
Au début, il y avait Chet Atkins. Avec quelques autres de ses contemporains, il apporta un style un petit peu différent, un autre rythme plus enlevé, plus « piqué » avec la technique qui va avec.
Cet enfant du Tennessee a apporté à la musique country un souffle différent. Il est l’homme d’influence par excellence. Avec le « Nashville sound » et ce qu’il induisit, les émules se comptèrent par milliers (entre autres George Harrison, Mark Knopfler, Dadi…). Difficile d’échapper à cette influence pour un joueur de folk qui se respecte. Il a imposé son style bien au-delà de la Country.
C’est ainsi qu’est né le père du picking.
Dans un premier temps, force fut de constater que les mélomanes hexagonaux ne prêtèrent guère l’oreille. Dadi fut l’exception ; il créa une méthode de picking assez simple à défaut d’être facile qui permit au plus grand nombre de connaître le « genre » en l’appréhendant. S’en suivit une notoriété méritée et ce qui était confidentiel au démarrage devint suffisamment apprécié et écouté pour remplir les salles aussi prestigieuse que l’Olympia.
Et ça continue avec Richard Smith. Ce n’est pas le plus connu mais c’est peut-être le plus sensible. Il apporte à ce style un peu brutal une sorte de profondeur, tout de douceur à déguster au creux des notes. The British touch sans doute. En tout cas la musique le rend beau, comme quoi l’intensité de l’intérieur fait oublier l’apparence. « Le reflet de l’âme » disait un grand musicien que vous connaissez certainement.
Impossible de quitter cet article sans écouter son excellent « Entertainer ».
