Conseil gratuit
Chère amie,
Tu me demandes un avis sur ta nouvelle en exigeant de ma part une réponse sincère. Mon jugement n’est pas la panacée, loin s’en faut, mais le voilà.
Un lecteur ne doit pas être spectateur. Bien au contraire. Il doit faire corps avec les personnages de l’histoire, se sentir parfois en bonne compagnie, ressentir toujours leurs gestes comme leurs sentiments.
C’est à cela que se reconnaît un écrivain.

Comme tu sembles remplir, au travers de ta minuscule nouvelle, ces conditions, je n’ai qu’un mot : continue ! Sur le métier cent fois l’ouvrage tu remettras.
Le reste, ce que j’appelle les détails, se corrige avec un peu de travail. Qui, en effet, ne peut pas s’améliorer en orthographe, enrichir son vocabulaire et tout bonnement se relire ? Passer le stade scolastique demande un minimum de connaissances ; l’écriture est une discipline qui répond à des règles qu’il faut assimiler. Croire que le phénomène intuitif suffit est une hérésie, un non-sens, une idiotie. C’est aussi stupide pour tout un tas de savoirs. Il y a toujours le minimum requis, c’est-à-dire l’apprentissage. Alors au boulot ! J’attends la suite…
J’ai découvert fortuitement sur internet un atelier d’écriture (gratos) qui pourrait, j’en suis persuadé, te fouetter jusqu’au sang de ta créativité. Il s’agit de « ecriturecreative.fr ». Va y faire un tour puis deux, je suis certain qu’en y participant activement tu en retireras des bénéfices d’abord pour toi et pour d’éventuels lecteurs.
Sans pour autant parler de confrontation, il est nécessaire d’échanger avec d’autres, d’émettre un avis sur leur travail, de recevoir des critiques, positives ou négatives, sur le tien ; pour progresser dans ce monde autant abstrus qu’indéfinissable qu’est l’écriture. Que dire d’autre ? À toi de l’imaginer, de l’imager, de le concevoir, d’en retirer ton essentiel. À toi de faire naître et d’extraire ce gisant tellement intime qu’il déchire nos certitudes tout en nous soulageant d’un poids.

Pour conclure il ne s’agit pas de livrer des phrases mais de les composer. L’écrivain chef d’orchestre, c’est toi. Sans un style qui te sera propre, tes écrits auront le goût du rabâché, de l’ennui… À toi de savoir si le rôle de copiste t’agrée, écrire à la manière « de » te satisfait, un travail didactique te comble suffisamment ou si au contraire, tu souhaites t’épanouir avec une œuvre de création. Ce dernier choix ne peut être facile, compte tenu de l’environnement local et de l’amateurisme qu’il induit. Il semblerait que le microcosme que nous côtoyons regorge de radoteurs en pleine thérapie. Ce ne serait qu’anodin sans leur boulard démesuré.
À la longue, ça gonfle…
Je te souhaite une agréable journée.
PS : Il n’y a pas de crème fraîche dans les pâtes carbonara !



Cet atelier d’écriture gratuit, m’était à ce jour inconnu. Merci pour l’info. Quant aux pâtes carbonara, je mettrai de la crème fraîche si je veux et je les appellerai pâtes au Montet, na !
Des cours de cuisine s’imposent pour les nécessiteux 🙂