Amour gratuit

Voir son pouvoir d’achat, son petit confort bourgeois, ce qu’il adviendra de sa retraite, l’augmentation du litre d’essence… j’en passe et des meilleurs… c’est tout simplement ignorer la vie. Oui, Madame !

Nous devrions (quand je dis nous, je sous-entend l’ensemble : dirigeants comme exécutants) n’avoir qu’une seule préoccupation : l’habitabilité de notre planète. Il est déjà trop tard pour nombre de phénomènes à venir, mais ce qui est sûr, Monsieur Tapedur, c’est qu’à ce train la terre que nous foulons sera invivable pour la majorité d’entre nous et ce, en quelques décennies. C’est-à-dire demain. Alors plutôt que de pleurnicher sur votre triste sort et vous émouvoir d’épiphénomènes, de passer votre temps à trouver des responsables, il serait temps de comprendre : demain sera bien pire que hier quant à nos acquisitions matérielles. Mais, car il y a toujours un mais, il pourra être mieux si nous sommes capables de changer d’angles de vue, de remplacer le logiciel greffé par nos sociétés industrielles.

Je ne crois pas cependant à des lendemains meilleurs, changer demande du courage et nous en manquons.

L’énergie deviendra de plus en plus chère, c’est une évidence, et de fait induira une baisse matérielle pour chacun. Les théories sur les miracles technologiques et l’adaptabilité des humains sont en l’état peu probantes pour les années à venir.

Ci-dessous les réalités qui croissent et multiplient.

Voilà donc ce que nous voyons déjà et ce que nous verrons de plus en plus souvent. Esthétiquement, c’est souvent beau voire fascinant mais cela nous laissera de moins en moins de place. À croire d’érudits personnages a priori bien documentés, dont les propos cohérents comme étayés laissent à penser d’incontournables catastrophes létales ; à part sortir de cet onirisme capitaliste qui après avoir donner le mieux donne le pire… je ne vois pas.

Moi, j’envisage un autre type de croissance, plus réaliste. Possédons davantage d’amour, de connaissances, de créativité.

Ça ne coûte rien et ça rend heureux !

Publications similaires

  • L’art est dans le pré

    Avant de mourir, allez faire un tour au Prado (le musée madrilène) puis rendez l’âme parce qu’il vous sera difficile de voir plus évocateur. C’est là que Diego Vélasquez peint son autoportrait en gardant un œil sur vous. « Les Ménines », c’est un voyage dans l’histoire où les sujets sont le sujet (est-ce l’infante Marguerite ou…

  • Les Diaboliques

    Profusion Je suis sidéré par ce monde de profusion, ce besoin du consommateur d’avoir des choix sans limites au point de passer plus de temps à choisir qu’à consommer. Je n’y échappe pas plus que d’autres, alors que je sens bien qu’il induit un tri « malin » qui n’est pas forcément de mon fait….

  • Un pays se lit plus facilement qu’il se « fait »

    J’ai toujours eu du mal à comprendre le tourisme qui consiste à « faire » une partie du globe. Dur de comprendre ces curieux voyageurs qui, sans vraiment le découvrir, s’accaparent un pays comme un bien de consommation. Ainsi quand tu m’as dit (suivez mon regard) « cette année nous allons faire le centre et peut-être le sud…

  • Marguerite

    « Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur de l’homme à la mesure de toute la vie. » (« L’œuvre au noir »)   C’est un type de littérature auquel je m’efforce de souscrire par intermittence. Comme pour garder intact une vivacité d’esprit. Mais il ne me transporte pas vraiment. Je peine à m’y…

  • Visions singulières

    Singulier le pays des Bretons. Excepté pour les férus d’histoire, la plage Bonaparte comme ses environs, est moins connue que celle de Saint-Quay-Portrieux. Je choisis pourtant cet endroit identifié par les hauts faits du réseau Shelburn (Éditions Astour Éric Rondel) pour une petite escapade. Autour de Plouha, ça le fait (Yo !). En prime, je…

  • Laissez moi danser

    Où il est dit que les nantis n’ont pas le privilège des coups tordus, qu’ils n’ont rien à envier aux laissés-pour-compte. La nature humaine est souvent dégueulasse, accepte rarement la différence… à voir Un film de Valérie Leroy avec Camille Le Gall Musique :Clement Doumic Directeur de la photographie :Thomas Walse Son : Bruno Ehlinger…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *