Halte au fanatique
Depuis plusieurs années je suis tout ouïe et essaie de partager mes goûts plutôt éclectiques. Force est de constater que je me sens souvent perdu dans mon désert. Les échos reçus changent d’auditeurs en fonction des styles alors que je voudrais réunir des gens qui ne se fréquentent pas habituellement pour qu’ils se connaissent enfin, pour qu’ils se nourrissent de leurs différences. Si je m’en tiens aux statistiques, c’est décevant… Sniff ! Mais soyons juste, parfois la démarche fonctionne. Lorsqu’un amateur de guitare et de Yamandu Costa découvre puis encense Jacob Mühlrad, je suis fort aise. Quand les amateurs de Boby Lapointe ou de Pierre Louki se laisse bercer par Philip Glass, je me dis que notre capacité à s’ouvrir à d’autres n’est pas tout à fait morte.
J’ai écris des centaines de chansons et en feuilletant l’Avis de mes Chants qui en regroupe une grosse centaine je me suis dis que l’idéal, ne serait-ce que pour sortir de mes propres compositions, serait de donner à chaque texte le style musical qui lui correspond le mieux. Je n’ai ni les ressources ni les relations pour parcourir le monde, trouver des spécialistes pointus et satisfaire ma quête . Seule l’innovation peut résoudre le cas. Midori s’est pointée avec sa baguette magique et depuis, mes chansons trouvent une réponse sonore différente tout aussi probante que lorsque je m’en chargeais. Je découvre un autre point de vue, une œuvre à part entière. Le contexte musical crée par Midori est à mon sens en adéquation quasi parfaite avec les mots qu’il honore. Cerise sur le gâteau, le travail s’enrichit d’une mise en image vidéo plutôt subtile et d’un texte préambule du chef d’orchestre.
