album philip glass

Explorer la transparence du miroir de Philip Glass

On m’avait parlé en terme élogieux de Philip Glass. J’avais bien sûr écouté l’homme, pas trop attentivement je dois le dire puisque je pars (peut-être à tort) du principe que la première émotion est la bonne. Un morceau de la fin des années soixante. Je n’avais pas été enthousiaste, un peu déçu par l’aspect itératif tout comme le côté minimaliste de son travail. Un côté excessif qui, sans être plaisant, n’était pas pour autant déplaisant. Je m’étais mis en retrait pour ne pas nuire aux amateurs avec mes persiflages. Faut pas déranger les fans, gâcher leur plaisir, être dissonant … surtout quand on ne connaît pas vraiment le sujet.

Il s’agissait de : «  Music in Similar Motion « 

Philip Glass compose depuis un sacré bout de temps, environ un peu plus que ça, difficile donc de ne plus en entendre parler. Récemment Madame……, premier violon et femme du célèbre ……, m’a dit : « Tu devrais aller au-delà de ses premières compositions, tu seras surpris ». Je ne refuse rien aux gens compétents dans leur partie, souvent de bon conseil et parfois totalement désintéressé.

Bien m’en a pris. Sans faire d’abstruses classifications Philip Glass est sans conteste, un de nos meilleurs compositeurs contemporains. Le passer sous silence, c’est comme oublier ses enfants dans la voiture en plein cagnard : con.

Car en effet, l’évolution stylistique du maître, sans renier une structure toujours répétitive, est flagrante. J’ai pu écouter de quoi m’embarquer au-delà de mes rêves.

L’homme est prolifique, il est impossible de « faire un petit tour » sans y consacrer beaucoup de temps. Entre ses symphonies, ses opéras, ses concertos, ses créations pour différents instruments, ses œuvres vocales, ses musiques de films, de documentaires… Je n’ai pas compté, mais on m’a dit (on est un prétexte) plus d’une centaine. Un octogénaire qui peut regarder derrière lui en bombant le torse !

Je n’ai pas tout écouté mais voilà ce qui m’a plu parmi le bien entendu (hihihi).

  • Symphony n° 12 (l’aboutissement),
  • Concerto pour piano n°3,
  • Orion 2004,
  • Los Paisajes del rio
  • et Quatuor à cordes n°7

Moralité : Laissons au hasard une deuxième chance quand il se rate la première fois.

Publications similaires

  • La parenthèse enchantée

    Phénix La saison estivale, plus que tout autre, est un moment propice pour s’ouvrir. Une période où l’on peut sortir de ses habitudes. Notamment cette propension que nous avons à nous fixer, tout en s’en contentant plutôt auto-satisfait, des genres et des limites qu’ils sous-tendent. Alors que… en ouvrant ses esgourdes, disait mon grand-père, la…

  • Partagez un temps de qualité

    Un pianiste nourri aux : Bill Evans, Wes Montgomery ou Keith Jarrett, forcément ça tatoue l’homme. Déjà une belle carrière, il compose à plusieurs reprises pour le grand écran et participe à de nombreux disques. Tantôt à la direction, tantôt à la codirection, tantôt avec… c’est selon. Hasard des rencontres, affinités trouvées, savoir être de concert,…

  • Joie des Oreilles

    Ma machine à téléportation me projette un peu partout sur la planète. Et c’est bien pratique car je n’ai pas ce don d’ubiquité bien utile pour qui est ouvert à tout et à tous, pour qui entend profiter pleinement de ses deux hémisphères qui, après avoir revendiqué leur autonomie, souhaitent l’indépendance. Mais il faut savoir…

  • Protège la Terre Mère

    Le cœur d’eucalyptus préserve le Temps du rêve Les esprits m’ont parlé. Ils m’ont dit leur peine, le souci qu’ils se font pour nos traditions perdues. Souviens-toi, tout au début. Nous avions si froid ! Le ciel était si gris ! Quand nous prîmes du bois pour nous chauffer, j’avisais une longue branche creuse. Il…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *