Ô tonne, à l’entendre ! Automne, allant tendre !

Ô tonne, à l’entendre !

Automne, allant tendre !

La belle époque que voilà !

Quand on ne sait pas, plutôt que d’apprendre de son vis-à-vis, et à l’occasion le mettre en valeur, le mobile reste le seul juge de paix, le seul recours, la seule référence absolue, le seul contradicteur du sachant qui gît face à vous avec cet air de savoir qui exaspère l’ignorant que vous êtes.

Non mais des fois, pour qui se prend-t-il ce con ! Il s’imagine peut-être qu’il va m‘écraser de son savoir ?

Hélas, car il y a de quoi se « hélasser », un coup d’œil rapide sur un écran timbre-poste ne suffit pas pour faire la roue. Oui, il existe des sujets qui ne se contentent pas de superficialité. La quatrième de couverture ne renseigne pas sur l’âme d’un livre comme l’esquisse n’est pas l’essentiel de l’œuvre ou le résumé autre chose qu’une approche.

J’ai testé auprès de quelques accros de l’incipit, inféodés à leurs minuscules écrans ; pour voir ce qu’ils retiraient d’une information, une fois passé le temps d’un apéritif trop arrosé, et en éthanol, et en volubilité. La fugacité de l’apprentissage a donné des ailes aux leçons, perdues à jamais pour leurs cerveaux troués. Avant de se gausser des vertus de l’intelligence artificielle, peut-être serait-il bon de faire fonctionner l’entièreté de son propre cerveau ? Et de ne pas tout déléguer à la technologie.

Il est toujours plus facile d’oublier. Aucun effort particulier à faire, l’information s’envole, et basta. Plus besoin de se creuser la mémoire, plus besoin de chercher, l’oubli signe l’arrêt de mort (ou de vie !). Encore que, en matière d’art et de culture, ça ressuscite parfois. Par intermittence suivant les modes ou le besoin d’un journaliste qui cherche à se démarquer avec un sujet différent. Quoi de mieux qu’une œuvre oubliée ? C’est un excellent moyen de créer un cercle intime avec ceux qui se souviennent tout en incitant les autres à s’y mettre pour ne pas avoir l’air trop bête quand ils paradent en société.

Oublié, ignoré, négligé, snobé… que d’adjectifs pour passer à côté sans l’entendre ! À côté d’un immense compositeur talentueux, multiple et prolifique. Avec plus de 500 compositions MIECZYSLAW WEINBERG n’a peut-être pas eu la place méritée. L’homme s’est essayé avec brio à la symphonie, l’opéra, les sonates, les quatuors, la musique de film et si l’oublier peut se faire, l’ignorer ne doit pas être.

Prononcer son nom (d’accord, c’est pas facile) auprès d’amateurs de musique n’appelle que rarement un écho.

Le hasard prouve encore ses limites. Mais le siècle dernier lui ne l’oubliera pas. Pour une fois, la technologie va servir, suffit simplement de ne pas se noyer trop vite, de prendre le temps de découvrir un compositeur important. La musique dans toute sa diversité a coulé dans ses veines et son éclectisme viscérale aura de quoi chatouiller vos pavillons…

 ….des fois non et des fois oui…

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