livre la cuisine de reference

La référence

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Quand on rentre en religion, il y a toujours un ouvrage de référence : la Torah, la Bible, le Coran…

Pour nombre de disciplines qui demandent un tant soit peu d’investissement personnel, c’est pareil. Il faut l’outil nécessaire (et indispensable) pour échanger entre pratiquants. Car parler des mêmes choses sur les mêmes sujets permet d’avancer, d’aller mieux, d’aller plus loin. Ainsi il existe toujours « un basique ». Bien entendu on peut très bien devenir un bon musicien sans solfège ; seulement, c’est plus compliqué pour l’échange.

La cuisine, petite religion épicurienne, art savoureux d’un plaisir que chacun connaît (à l’exception des « agueusiques »), décorum et préparation à des moments mémoriels parfois inoubliables, n’échappe pas à la règle.

Les amateurs de bonne chère, comme ceux qui prétendent nous chatouiller les papilles avec leurs tours de magies culinaires devraient ne pas l’oublier. À savoir : potasser leurs bases, faire leurs gammes, maîtriser la technique pour éviter de servir du Gloubi-boulga ou des mets sans saveurs et sans sens à leurs hôtes. Avant de remplir leurs rayons d’ouvrages tous plus rutilants les uns que les autres, s’inspirer de la référence. Connaitre les règles communes, apprendre en toute humilité (ce qui manque en général aux amateurs éclairés) puis après faire la différence. Il suffira pour ça, d’un peu de talent, d’inspiration et d’imagination pour que la cuisine devienne un art. Dans le cas contraire le repas sans être un chef d’œuvre, restera agréable, équilibré, cuit à point, ragoûtant, plaisant.

Pour toutes ces raisons, quand on prétend « faire de la cuisine », on prend un guide suprême indiscutable : La cuisine de référence surtout quand on rentre en religion.livre la cuisine de reference

 

Une fois assimilé cet ouvrage tout à fait digeste, tout à fait cohérent, vous saurez, en vous inspirant de qui vous voudrez, quel cuisinier vous pouvez être. En cuisine il faut savoir interpréter, chasser le superflu, trouver son style.

Moi, je le dis parce qu’à la longue j’en ai un peu marre de manger trop cuit, mal assaisonné, improbable… trop c’est trop !

De la discipline que diable !

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