Lonesome Sologne
Nous avons pris le parti d’en profiter. Comme beaucoup nous nous sommes trouvés bloqués, pour des raisons indépendantes de notre volonté, une journée ou davantage alors qu’en aucun cas nous avions prévu une halte.
Que faire ? Doit-on pleurer sur sa misère, s’exciter comme une puce neurasthénique, jurer que l’on ne vous y prendra plus, trépigner comme un enfant qui vient d’égarer son doudou, hurler au loup, pleurer des pierres, foutre des grosses baffes aux passants ? Rien de tout cela ne devrait nous animer. Rien de tout cela n’est constructif, gratifiant, intéressant, joyeux, bon pour la tension, et, à part devenir davantage acariâtre, je ne vois pas où est le bénéfice bien-être.
Nous nous sommes dit puisque c’est ainsi, que nos yeux colorimétriques sont avides de sensations nouvelles, que nos esprits peuvent encore s’ouvrir à l’imprévu, que nos jambes fonctionnent ; promenons-nous dans cette ville, allons à sa découverte, traquons ses trésors cachés, apprenons d’elle et substituons les neurones qui s’envolent définitivement sans nous consulter et s’égarent on ne sait trop où, par de nouveaux acquis souvent couplés avec une bonne dose de sérénité.

Romorantin nous voilà !
Vous savez quoi ? Nous nous sommes bien amusés et la journée s’est passée sans heurts à l’âme. La belle vie quoi ? Et le plus drôle, c’est que ce qui s’avérait être un retard gênant est devenu une étape trop courte !






Nous avons d’abord posé un cul sur un banc pour laisser courir nos rêves en ondes douces parce qu’au milieu coule une rivière. La Sauldre file petit train et passe le pont. C’est un plaisir de l’observer avec l’ami Paul Besnard.
Balade au hasard et soudain du bizarre, de la félicité, un passé glorieux, la pagode, le Carroir Doré, la fontaine de la fraternité et tout le reste que nous n’aurons bien entendu pas le temps de voir. Quand on choisit de prendre le temps c’est souvent lui qui nous perd.













Du coup, fatigué par la journée nous avons fait dodo indoor. En l’occurrence l’adresse est belle. Une institution qui vous reçoit, vous nourrit bien (un macaron tout de même) et fait de vous un habitué parce que si d’aventure nous repassons par-là, nous ne chercherons pas ailleurs.




Au petit matin, direction le pays où pousse les cailloux !
