macro chenille processionnaire

Procession microcosmique

Voir, sans avoir à observer bien longtemps, le déclin de notre bonne vieille Terre, puis faire le constat et, pour certains, s’en tenir là. Rien à faire nous sommes dans un monde qui constate, étiquette, classifie, range tant bien que mal, balaie son embarras sous le tapis…. Shake, shake, shake… tout doit être bien remué pour finalement continuer la causette et défendre son pré-carré quitte à s’engueuler.

Le réchauffement climatique, l’exploitation des ressources sans se fixer de limites, l’extinction de nombreuses espèces, les océans dépotoirs, le manque d’eau douce, les virus…Et j’en oublie ! Tout ça pour dire qu’il est assez étrange de constater les réactions que ces phénomènes tangibles induisent. Car, ô surprise, plutôt que la modération ou la cautérisation, l’homme suit, avec un optimisme attribué d’ordinaire aux autruches, son chemin mégalomane sans la moindre gène pour tout ce qu’il va laisser derrière lui.

Comment expliquer autrement ce désir de conquérir le vaste univers ?

Fort de ses bonnes aptitudes à bousiller la planète, il s’imagine un avenir plus vaste, plus en adéquation avec ses folles ambitions.

Que penser d’autre ?

Il est pourtant tellement plus simple de s’en tenir aux réalités. S’imaginer qu’il puisse y avoir mieux parce que plus grand, plus loin, plus tard est, à n’en pas douter, stupide.

Microcosmos donne à notre petitesse une suffisance pour peu que nous restions à la bonne place, que notre intelligence, grande ou non, nous serve à maintenir le fragile équilibre. Ce ne serait pas si mal l’équilibre, nous ne serions pas loin de l’harmonie.

N’est-ce-pas ?

Voir ou revoir Microcosmos et cesser de jouer au sorcier… sinon, bientôt les éprouvettes seront en rupture de stock !

Réalisation : Midori

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