mosaique

Un point de vue sur ce que tu fais 

Les artistes et ce, quelle que soit leur discipline, ont souvent l’orgueil un peu proéminent. Une sorte de démesure qui les accompagne dès qu’ils « pataugent » dans les affres de la création. La jalousie, parfois toute proche, donne des propos inutilement blessants ou de l’indifférence feinte et qui se veut distante. Dur, dur d’être ignoré, c’est gênant, c’est vexant d’être passé sous silence, dans la case « ah bon, je devrais avoir un point de vue sur ce que tu fais ? ». Où est passée l’empathie légendaire du créateur ? L’empathie de bon ton (ton Lariflette) ?

Cependant, dans un souci consensuel, demeurer « entre amis » sans déborder reste la règle.

Moi je n’aime pas systématiquement mon prochain. Et ça s’applique aussi aux artistes topissimes (ou qui pensent l’être). Y’en a des pénibles comme partout mais l’avantage dans la catégorie c’est que ceux qui me plaisent m’émeuvent, m’interrogent, me font rigoler des larmes, m’apportent un peu plus. Plus, plus et davantage, dirait la voisine immédiate.

Alors j’en parle. Comme ça, sans besoin du moindre retour. Pour ceux qui ne me sont pas accessibles (ou le contraire), sans pour autant les ignorer, je me garde bien de les blesser. Normal, je ne détiens pas l’absolue vérité, le bon goût universel, la culture en profondeur et ma tour d’ivoire fissure de partout.


Ci-dessus l’outrecuidant Jao. Bienveillance, bonhommie, regard acéré. Une trilogie gagnante pour cet homme (quel bel homme !) aux trouvailles curieuses. En voici quelques-unes :

Il ne suffit pas d’avoir des yeux, faut-il encore regarder d’un peu plus près. L’insolite, le contradictoire, l’amphibologie. Une trilogie de plus. Je connais d’autres mots mais ça fait prétentieux.

Il est bon de cheminer avec Jao, histoire d’en sourire, histoire de réfléchir, d’avoir un angle plus grand. Les ambigüités de la vie, la contrainte des contraires, les niveaux qui se mêlent. Dernière trilogie pour aujourd’hui.

Merci l’ami pour tes observations « scientifiques » (dixit Midori qui a étudié la sociologie d’un peu plus près). À voir et à revoir. Le mieux pour le faire :

Déjà hauts les sourires de la vie nous invitent au décollage.

https://www.facebook.com/JAOphotolescopages

Publications similaires

  • Stop ! Sauvons les arbres

    Stop ! Depuis le temps qu’ils me gonflent tous ces érudits de pacotille ! je crois bien qu’il est temps en cette année 2026 de remettre les pendules à l’heure. En effet quoi de plus irritant que d’être gavé de références faussement significatives ? Au tout premier rang, la madeleine de Proust dégoisé à tout bout de champ…

  • Jorge Carrasco

    Soit dit en passant, voire en s’y arrêtant, le temps n’érode jamais l’éternité. L’art en est le vecteur. Ainsi, là, je m’adresse à ceux qui, comme moi, ont peut-être un sens inné de la culture mais sont bien trop éclectiques pour avoir une approche de chaque discipline ; disons plus fine et plus complète… Bref…

  • Procession microcosmique

    Voir, sans avoir à observer bien longtemps, le déclin de notre bonne vieille Terre, puis faire le constat et, pour certains, s’en tenir là. Rien à faire nous sommes dans un monde qui constate, étiquette, classifie, range tant bien que mal, balaie son embarras sous le tapis…. Shake, shake, shake… tout doit être bien remué…

  • Liberté dehors

    Le 16 novembre 1895, Sébastien Faure crée un nouvel hebdomadaire « Le monde libertaire ». Bon an mal an, il paraît puis… est remplacé puis… disparaît puis… reparaît en 1944 pour devenir de nouveau hebdomadaire en 1946. De grands noms collaborent : Brassens, Breton, Ferré, Camus… « Le monde libertaire actuel » est l’héritier. En quelque sorte un briseur de…

  • De la musique par des musiciens

    J’ai le plaisir d’habiter dans un environnement privilégié, c’est-à-dire sans bruits parasites inhérents à notre belle civilisation moderne. Le brouhaha hallucinant, le salmigondis de sons désagréables ne m’importunent pas ou si peu que s’en plaindre serait malvenu. Comment en effet reprocher au coq sa suprématie au sérail sans faire montre d’un esprit chagrin ? Quand les…

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *