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Une soirée à Tigy

Tigy, un peu plus de deux mille habitants et ce qui va avec, enfin ce qui reste de services. A priori comme beaucoup d’autres, la petite cité est riche d’un patrimoine à faire pâlir un Texan. Je vous dirais bien qu’elle est traversée par Le Leu et Le Bourillon histoire de me faire mousser mais tout comme moi vous n’ignorez pas Wikipédia et j’aurais rapidement l’air d’un flan. À si j’oubliais ! Le gentilé : Tigyciens et Tigyciennes.

Mais que se passe-t-il donc à Tigy ?

Des choses comme partout pour peu qu’il y ait des âmes qui vivent sans pour autant se laisser vivre. Mais comme partout, rien ne peut se faire les bras ballants, en spectateur attentiste. Il faut la vitalité de certains et l’appui des édiles. Il faut des femmes et des hommes de bonne volonté – comme dirait Jules R……, le Capitolien oublié (clin d’œil appuyé à Frédérique) – qui, au mépris des on-dit parasites, prouvent régulièrement que dans nos campagnes ne rugissent pas que de féroces soldats. Merci aux porte-étendards : Christian, Dany et à leurs affidés grâce à qui nous avons passé une soirée à Tigy, agréable, enrichissante et sympathique.

Le charme des textes de Colette.

Certains l’ont lue, la plupart l’ont oubliée. Bénédicte Bianchin, en sublimant la prose de l’auteur nous a charmés. Elle nous a conté certains textes, comme une confidence, comme si nous étions seuls avec elle dans l’histoire. Le tout ponctué d’interludes musicaux au violoncelle. Embarquement immédiat pour une heure quiète, délicate qui donne à l’instant le sourire qu’il nous faut pour ignorer un temps, nos fébrilités excessives.


Et puis, est venu le temps des barquettes de frites. En attendant joyeux, car il est impossible d’être triste

quand nous vient Adonis.

Il est la respiration, le souffle de la bonhommie et bien avant qu’il ne chante, je savais qu’il nous reposerait l’âme, nous enverrait au lit calme, serein, prêts aux songes.

« Je voulais simplement me promener/ Sentir le sol sous mes pieds »

Un artiste bienveillant en somme, autant curieux des autres que de lui-même (détail qui a son importance pour l’échange, le partage, le dialogue…). Toujours sourire à la vie qui te sourit déjà, et qui je le prédis, te sourira parce que tu sais être toi.

Un petit tour sur YouTube (et puis ne « s’en va » pas tout de suite, prends le temps d‘écouter) pour ne citer que « Les papiers », trop-plein d’humanité pour ceux qui en manquent, texte sobre comme émouvant. Un chant intégral dirait un ami philosophe qui souhaite garder l’anonymat. La métaphore, où beaucoup se reconnaîtront.

Se promener avec l’album d’Adonis « Les amours jaunes », tout indiqué pour partir en balade, accompagner ses rêves des ballades d’un artiste habité d’espoirs.

 « Laisse-moi le temps, je veux toutes les réponses à mes doutes »

Un artiste pudique, délicat comme je les aime (sans doute l’attirance des contraires !), Adonis est un conteur à la voix cristalline qui nous mène où va sa barque, avec la douceur des belles âmes.

Sur ce, je n’ai qu’un seul truc à te dire :

Garde-toi d’Artémis et méfie-toi des sangliers !

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