portrait amy bowers

De bureau à coulisse

Pour la plupart, le trombone se vend en boîte de cent, en différentes tailles ; surtout si on  ne veut pas abîmer ses documents avec des agrafes (quoique cela reste discutable, parce que, malgré tout, le trombone laisse des traces).

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Moi, cela m’évoque d’abord l’instrument. Petit enfant, quand j’entendis ce mot pour la première fois ; que l’on y ajoutât « à coulisse« , la magie opéra. Mon imaginaire interpréta une toute autre image, très éloignée de cet instrument .

music-5958518_640L’enfant rêveur donna un son aux mots. Des tonalités graves, de blanches envolées, une fuite vers l’horizon, une élévation (probablement de l’ « isse » de coulisse) ; bien plus que la réalité première, la musique attitrée de l’instrument.

Plus tard, je le découvris. Il ne me quitta plus. Comme un plainte gutturale qui ne s’arrête pas, vous accompagne au delà, résonne en vous après la fin de la partition, se baigne au creux de votre âme …

Le trombone, c’est bien sûr : Benny Carter, Kid Ory, Gérard Wilson et bien d’autres qui lui donnèrent pleine mesure.

Cependant, fort heureusement, ce cuivre n’est pas « que » Jazz. Amy Bowers, découverte au hasard des chemins curieux que je fréquente, m’a donné une autre dimension, tout aussi surprenante, de cet instrument. Pourquoi elle, parmi des dizaines ? Impossible à dire. Un simple ressenti, comme une voix qui vous émeut plus que d’autres.

Jugez vous-même, que votre oreille se réjouisse !

Je vous l’avais dit, « y’a pas que le Jazz dans la vie ! »

Et que cela ne vous empêche pas d’écouter d’autres interprètes classiques, tout aussi talentueux.

 

 

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