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Des écrivains par des écrivains

J’aime bien cette sensation que me donne la lecture. Une sorte d’ivresse des profondeurs où perdre pied donne un sens aux rêveries solitaires. Onirisme que comprendront les apnéistes. J’apprécie un auteur quand il me tient par la main et qu’il m’emporte plus loin. Vers un autre que moi, presque un double que je découvre, qui me renouvelle, me nourrit davantage en me plongeant dans d’autres songes tout neufs.

Ainsi il n’est pas de jour sans découverte, sans plaisir, sans colère, sans déception… l’arc en ciel des humeurs.

Voilà ce que me donne la lecture comme l’écriture.

Je garde les deux au chaud. Petite flamme tremblotante au moindre souffle de vie qui jamais ne s’éteint. Curieuse, insidieuse, fidèle ; elle m’accompagne, dessine éclaire mes chemins, offre à ma vie des choix. Comme disait l’autre : petite flamme merci… Une seule flamme pour deux entités indissociables.

Pour autant, le besoin de laisser des traces de Lascaux ou d’ailleurs, est fascinant. L’homme est un mammifère comme les autres. Il veut laisser des traces et marque son territoire. Seules ses activités cognitives, plus conséquentes que celles de son toutou, l’empêchent de pisser partout.

Mais je m’égare…

Bientôt cinq ans que je vous abreuve d’articles dans ce journal et je m’aperçois avec stupeur que je ne vous ai jamais parlé de « Service Littéraire ».

Illico presto réparons l’oubli.

18 octobre 2007, François Cérésa crée Service Littéraire, un mensuel dédié à la défense et l’illustration de la langue française au travers d’une critique exigeante de l’actualité romanesque, et qui a la particularité d’être exclusivement rédigé par des écrivains.

Un nouveau concept : tout sur le roman. Des articles courts. Un style direct. Des critiques sans langue de bois. Voilà Service Littéraire.

Un « Canard enchaîné » culturel au même format et sur huit pages : six pages sur le roman français, une page sur le roman étranger, une page culturelle : cinéma, « le film du mois » par Éric Neuhoff et « le nanar du mois » par Jean-Philippe Guérand, théâtre « la pièce montée ou démontée » par François de La Baume, et la critique gastronomique, « le coup de fourchette » de Jules Magret. Des chroniques sur le roman français et étranger, un portrait d’écrivain disparu dont on réédite l’œuvre, un entretien avec un auteur, le portrait d’un écrivain contemporain, des infos sur le monde de l’édition, un édito et des critiques, Service Littéraire, chaque mois, décortique l’actualité romanesque d’une plume alerte.

Le roman français et étranger est ainsi passé au crible des plus grands critiques. Et en page 8 les chroniques cinéma, théâtre, gastronomie, musique, expos … Retrouvez les plumes des « people » de la littérature le premier de chaque mois dans Service Littéraire !!!

C’est à mon avis, pas forcément humble, ce qui se fait de mieux dans le genre et je souhaite longue vie à ce journal. En revanche si vous habitez au fin fond du fond du monde des survivants, il n’est pas facile à trouver et vous devrez vous abonner.

Allez faire un tour sur leur site histoire de retrouver ceux que vous aviez oublié ou de trouver ceux avec qui il vous faudra compter…

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